Saint Carné

Le village de Saint Carné est situé à 5 kilomètres au sud de Dinan à une altitude moyenne de 75 mètres (115 m maxi*) , et d'une superficie de 837 Ha. il est entouré des communes de Léhon, Tressaint, Calorguen, Trévron, Trélivan et Bobital . Ce dernier village possède une particularité historique partagée avec Saint Carné. Tous deux dépendaient autrefois de l'évéché de Dol tandis que les autres dépendaient de celui d' Alet (Saint Malo).ces deux villages faisaient partie, avec quelques autres de la région des enclaves de l'évéché. Ces enclaves étaient un peu des zones françaises en territoire breton peut-être un peu comme un petit village gaulois en territoire romain ! Ajoutons que l'évéché de Dol était Français, pas Breton..........

* Contrairement à ce que l'on peut penser, le point culminant de la commune n'est pas le Tertre, il n'est qu'à 107 m d'altitude.
Le diocèse de Dol n'était qu'un petit diocèse, le moins étendu des diocèses bretons, mais unique en son genre :

47 paroisses groupées près de la ville épiscopale et 48 paroisses dispersées, soit "enclavées" dans des diocèses de Bretagne (surtout ceux de Saint-Brieuc et de Saint-Malo), soit enfoncées entre deux diocèses de Normandie, Rouen et Lisieux (c'était le cas des quatre paroisses de l' "exemption de Saint-Samson", à l'embouchure de la Risle). Jusqu'à la suppression de la paroisse du Crucifix à Dol, réunie à la paroisse Notre-Dame (27 juillet 1772), le diocèse comptait au XVIII ème siècle 94 paroisses. Toutes ces paroisses appartenaient au seul archidiaconé de Dol, qui était divisé en sept doyennés :
Dol (47 paroisses), Bobital (27 par.), Coëtmieux (5 par.), Lanmeur (4 par.), Lannion (4 par.), Lanvollon (6 par.), Saint-Samson (4 par.). La singularité se rencontrait même dans le nom des doyennés : Loguivy-lès-Lannion était bien du diocèse de Dol, mais pas Lannion, qui appartenait au diocèse de Tréguier.
Ces quelques lignes à propos de l'évéché de Dol ont été empruntées à Michel Pelé que je remercie au passage. Son site vous en dira bien plus que moi sur ce sujet.

J'ajouterai que le site NOMINIS donne comme origine du saint qui nomme le village : Saint Carné était originaire d'Irlande et il devint évêque au Vème siècle, sans autre précision sur sa ville épiscopale, mais il n'est pas le seul dans ce cas. Nominis dit qu'une localité des Côtes d'Armor s'est mise sous son patronage, Saint-Carné-22100 et l'église paroissiale y possède une belle statue de son saint patron. Il fût aussi martyr dans le diocèse de Saint Brieuc. On le fête le 15 novembre et le 28 mars.

Voilà encore ce que dit l'almanach diffusé en son temps sur la liste du CG22 par Monique PROD'HOMME à la date du 7 mai.

Né dans la Grande, il vint vers 530 dans la Petite Bretagne. Sant Hernin ou saint Hernin ou encore Carn ou Carné s'installa sur les terres qui lui furent données par le seigneur de Quélen à Locarn (22) et vécut en solitaire dans son petit ermitage. Il fût choisi comme patron de Locarn de Saint-Carné (22), de Saint-Hernin (29) et une chapelle à Ploumagoar (22) lui fut dédiée.St Hernin était invoqué par les Bretons contre maux de tête. Les pélerins qui se rendaient à St Hernin (29) se retrouvaient à sa fontaine. Là il leur fallait laver trois fois de suite, et en frottant avec vigueur, le visage de saint Hernin représenté une statue de pierre. Le remède était souverain pour les maux de tête lorsqu'on achevait ses dévotions en buvant un peu de l'eau de cette fontaine où, disait-on, le saint avait coutume tous matins de se plonger par trois fois la tête entière. Mort, on continua donc à lui donner ses bains du matin. Un service en valait bien un autre de sa part !La légende de saint Hernin à Locarn raconte comment le saint obtint du seigneur de la région un de terre pour établir son ermitage. Traversant les terres du château de Kergoat, saint Hernin, vêtu comme un mendiant mais armé de son bâton magique , sut tenir en respect la meute de chiens qu'on avait 1ancé sur lui. Le seigneur, devant ce prodige, lui promit toute la terre qu'en un jour il saurait enclore d'un fossé. Saint Hennin n'eut qu'à traîner son bâton derrière lui : le fossé se creusait et, à mesure, un talus s'éleva, tout planté d'arbres et fleuri d'ajoncs !

Si l'on ajoute à ce qui précède que le patronyme HOMO, qui est deux fois à l'origine de ma naissance, par ma mère dont c'était le nom, et par mon père dont c'était le nom de la grand mère paternelle, se trouve aussi parmi les plus anciens individus connus de ce patronyme, près de la Risle en Normandie,en particulier à St Christophe sur Condé, puis descendant la Normandie, autour de Caen et d' Avranches ,jusqu' à Ploumagoar à l'ouest du département, et bien sûr autour de Saint Carné, à Evran, Saint André ou Saint Judoce, principalement, on ne peut que s'interroger sur le parallèle qui se présente là. Voici une voie que j'essaie de travailler, et qui m'occupera sans doute quelque temps............ L'un d'entre eux a même quitté Evran pour Léhon durant quelques années de sa vie familiale. A t'il eu à faire à l'abbaye de Saint Magloire ?

Encore une chose surprenante, un nommé Jean Yves HOMO a acheté, en 1794 la chapelle de Saint Hernin en Ploumagoar alors qu'elle avait été mise aux enchères.............

Je vous propose de découvrir un peu de Saint Carné à travers ses B.M.S que j'ai eu la chance de pouvoir dépouiller tranquillement, chez moi, grâce au CG22, l' Association Départementale Généalogique qui m'a fourni les ressources nécessaires à ce travail qui fût passionnant.Ces relevés sont disponibles en Mairie à Saint Carné depuis 2004. Ils sont aussi disponibles sur Généanet.

Ce fût si intense qu'aujourd'hui, je visite les registres de Trévron.

Au fait, savez vous pourquoi, à Saint Carné, les jardins sont un bon mètre au dessus du niveau du sol des maisons ? Si vous détenez l'explication n'hésitez pas à me la faire connaître. Cela me fait penser au bâton de Saint Hernin cité plus haut !

Evidemment, ce mètre n'est pas grand chose par rapport à ce qui ce passait avant que les continents ne commencent à dériver comme dirait Christian SOURDAINE. Cette période s'appelait le miocène, il y a entre 10 et 4 millions d'années.

Saint Carné était alors sous les eaux, ou au moins en bord de mer si l'on en juge par cette carte. Ceci explique sans doute pourquoi on trouve tant de coquillages au Quiou.

On y va ? Départ

La page suivante vous proposera quelques autres informations plus récentes sur le village.

© Serge ROSÉ 2004